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Épicènes

Roman

par Thierry CROUZET

16,00 

L’apparition d’êtres épicènes – ni femme ni homme, ni toi ni moi – bouscule le monde binaire, qui se trouve partagé entre fascination, incompréhension et rejet. Épicènes est un roman d’amour fusionnel à la frontière du noir et du fantastique.

Lire les premières pages du roman.

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À propos de :

Thierry CROUZET

Thierry CROUZET est un écrivain et blogueur éclectique, dont chaque nouveau livre est une expérience d’écriture. Il est déjà auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont Mon père, ce tueur à La manufacture de livres en 2019.
→ Voir ses publications

On en parle


Un texte qui pose des questions, qui bouscule nos certitudes, qui nous pousse à ne pas nommer. Aborder l’identité comme un espace mouvant, instable et partagé. C’est court, dense, magnétique.
Un texte aux allures de fables contemporaine, un zeste de fantastique, une pincée de philosophie et surtout un regard qui demande justement de changer notre regard sur le désir, le rejet, la peur et sur tout ce qui ne rentre pas dans les cases. C’est comme plusieurs voix qui s’unissent pour écrire un rêve commun, trouble, désir, vertige, faille, violence, mais aussi amour et tendresse… puis regarder enfin différemment.

À la flamme, nouvelle maison d’édition, trace sa voie et porte des voix qui sortent des sentiers battus. Des lectures qui bousculent notre confort littéraire ronronnant. À lire si vous aimez l’étrange, l’insaisissable, si vous n’avez pas peur d’être troublé par une littérature à contre-courant.

Josy – @bruitdeplumes


Un livre à l’orée du fantastico-philosophique et du réalisme pur en ce qu’il laisse entrevoir de — si terriblement lucide — de notre humanité et de nos sociétés. Une expérience de lecture troublante où l’identité se fait désir, tension et lumière.
Les épicènes y sont des êtres « ni homme ni femme, ni toi ni moi » qui ont « fusionné » et fascinent le reste du monde. Condamnés à l’errance dans une société qui les désire autant qu’elle les rejette, ils se superposent, s’amalgament, s’assemblent en une force magnétique et surnaturelle et en sont les premiers surpris. Indéfinissables, terriblement attirants et fondus en un homme/une femme, trois femmes ou encore deux hommes/une femme, ils aimantent les regards et attisent un désir douloureux et violent que les autres ne peuvent supporter tant leur irradiation est intense et mystérieuse…

Ils troublent les repères, défont les normes, glissent entre les mailles du visible. Leur fusion est moins un miracle qu’un miroir : celui d’une humanité en mal de réponses, fascinée par ce qu’elle ne peut nommer. Les épicènes y sont l’interstice, la faille, l’interrogation vivante. Ni totalement l’un, ni pleinement l’autre, ils incarnent ce que notre société s’épuise à contenir : l’intranquillité du flou, la menace du fléchissement.
Ils dérangent parce qu’ils échappent à la case. Parce qu’ils sont insaisissables, affranchis du binaire. Mais ce qui dérange, n’est-ce pas toujours ce qui révèle le mieux nos propres limites ?

Ce roman les suit, non pour les expliquer, mais pour nous désarmer et faire naître nombre de réflexions autour de ces êtres aux contours mouvants qui incarnent le vertige de nos contradictions.
Pour moi, seule une certitude absolue émane de cet ouvrage délicieusement étourdissant : nous sommes pluriels.

Joalie Merten – @joalie.donc.je.suis


Thierry Crouzet n’écrit pas un conte noir pour adulte, mais ouvre une fenêtre de laquelle un rayon lumineux perce les nuages gris du ciel.
Plus qu’une question de genre, c’est celle de la différence qui nous est ici narrée à travers ce roman singulier. Grâce à la fiction, Thierry Crouzet aborde des sujets contemporains éthiques et sociologiques, rendus métaphoriques, afin de laisser les lecteurs s’approprier le livre et y voir leur propre réalité.
L’auteur s’amuse à croiser les genres, qu’ils soient d’identité ou littéraires, et nous invite à questionner notre rapport à l’autre.

Le contre hasard – @le_contre_hasard_



Le double « Je »
Condamné à l’errance
Fusionnant comme l’eau et le vin, à la différence de l’eau et de l’huile, dont l’émulsion reste provisoire. Au delà du féminin et du masculin, au delà du « Nous », nombriliste, centré, égoïste.
La durée de vie d’un Épicène ici-bas sera brève, trop de forces négatives se concentreraient autour d’eux. Le monde serait insupportable pour ceux qui n’auraient droit à un amour d’une telle pureté. L’Épicène met en lumière la fragilité des personnes qu’il rencontre.
La fragilité et les blessures non résolues sont autant de souffrances qui engendrent le pire en ce monde. L’Épicène ne peut survivre dans un monde duel, identitaire, étant dépourvu de toute dualité.
Un monde reposant sur nos souffrances à travers les passions et les désirs qui le dominent. L’ego et son désir d’absolu, accablé par le péché originel.
L’individu se voulant libre, condamné à se fondre dans la masse, à ne briller que loin, très loin des regards inquisiteurs.
Mais pour deux êtres qui fusionnent, le temps et les codes n’existent plus.
J’entrevois là une dystopie relative au rapport identitaire et amoureux, dysfonctionnel et complexe, le constat lucide d’une société piégée entre l’être et l’apparence. Mais cette chose sans visage, fantomatique, à l’imagerie qu’aucun regard externe ne peut définir, « l’Amour », n’a jamais été autre qu’Épicène, les autres formes d’amour n’étant clivées et dictées que par la peur.
Dans ce récit surnaturel, le beau, le pur est traqué jusqu’à la mort. Le désir insupportable, méconnu, extraterrestre.
Un secret défense avec lequel il ne faut pas jouer.

Lire cette œuvre moderne et atypique est un pas de plus vers la compréhension profonde.
Merci aux éditions à la flamme et son auteur Thierry Crouzet de m’avoir confié ses lignes fantastico-philosophiques !

Laetitia Romero – @la_fee_lire

Information de parution

10 juin 2025

ISBN
9 782959 039263
Caractéristiques
Format 190 x 125 mm
Broché avec rabats
152 pages